
C’est une arrivée très attendue des amatrices de lingerie en coton : la marque londonienne Cou Cou fait son entrée en France avec un pop-up installé au Bon Marché, à Paris, pour les fêtes de fin d’année. L’information, révélée le 30 octobre par FashionNetwork, s’accompagne du lancement d’une nouvelle campagne portée par la mannequin Natalia Vodianova.
Un écrin Toile de Jouy au premier étage du Bon Marché
Installée au premier étage du grand magasin de la rive gauche, la boutique éphémère restera ouverte jusqu’au 4 janvier. Conçu par l’architecte Kat Milne, l’espace mise sur des bois anciens foncés, une flore et des objets d’époque, des détails en dentelle et, surtout, l’imprimé Toile de Jouy qui signe l’identité visuelle de la marque, décliné partout dans le lieu.
Les motifs, inspirés des toiles pastorales françaises du XIXe siècle, ont été réinventés pour intégrer des scènes de joie et de jeu, explique l’architecte. Un décor romantique et nostalgique pensé comme une immersion dans l’univers de la griffe, bien loin des corners standardisés.
Le coton biologique comme signature
Dans les penderies, on retrouve ce qui a fait la réputation de Cou Cou : des classiques en coton biologique et des basiques du quotidien, déclinés dans les matières fétiches de la marque — pointelle, jersey de coton, voile de coton et popeline française. Côté pièces signature, le top à manches longues Rina, la jupe Slip, le débardeur et le cardigan Iris côtoient un soutien-gorge balconnet, un soutien-gorge en voile et un string, autant de modèles présentés sur le site de la marque.
La philosophie maison, elle, tient en une formule : « faire moins, mais mieux ». La griffe revendique un vestiaire resserré, où chaque pièce est conçue pour répondre à un vrai besoin plutôt que pour gonfler les collections. Un positionnement qui tranche avec la surenchère de nouveautés du secteur, et qui explique en partie l’attachement de sa communauté.
Natalia Vodianova, égérie d’une campagne très parisienne
Pour accompagner son arrivée en France, Cou Cou dévoile sa campagne d’automne mettant en scène Natalia Vodianova, photographiée chez elle à Paris. Un choix cohérent : la mannequin incarne précisément cette élégance domestique et naturelle que la marque cultive, à mille lieues des mises en scène spectaculaires.
Le message est limpide : la lingerie et les basiques Cou Cou se vivent au quotidien, chez soi, dans une esthétique de confort assumé — celle-là même qui a porté le succès du coton et de la pointelle face aux dentelles plus apprêtées ces dernières saisons.
Pourquoi cette ouverture compte pour la lingerie en France
Le choix du Bon Marché n’a rien d’anodin. Le grand magasin parisien sert régulièrement de porte d’entrée aux marques étrangères qui testent le marché français avant une implantation durable. Pour Cou Cou, ce pop-up de deux mois fait office de laboratoire grandeur nature : si le public français répond présent pendant les fêtes — période décisive pour la lingerie, entre cadeaux et achats plaisir — une présence pérenne pourrait suivre.
Pour les clientes françaises, c’est surtout l’occasion de découvrir en vrai des pièces jusqu’ici réservées à la vente en ligne : toucher la popeline, essayer le balconnet, juger la qualité du coton biologique. Dans un univers où le tombé et le confort font toute la différence, l’essayage reste irremplaçable.
L’essentiel à retenir
Cou Cou s’installe au premier étage du Bon Marché jusqu’au 4 janvier, avec ses basiques en coton biologique, son décor Toile de Jouy signé Kat Milne et une campagne d’automne portée par Natalia Vodianova. Si vous passez par Paris d’ici aux fêtes, le détour s’impose pour découvrir cette vision douce et minimaliste de la lingerie — et, qui sait, glisser une pièce en pointelle sous le sapin.